
La MONUSCO prévoit de lancer des vols de reconnaissance (reconnaissance aérienne) au-dessus d'Uvira (Sud-Kivu) comme première étape avant un déploiement progressif de troupes au sol. Ces vols de reconnaissance aérienne serviront à évaluer la situation sécuritaire sur le terrain, vérifier le respect du cessez-le-feu (lié aux accords de Doha et Washington), identifier d'éventuelles violations, et préparer le terrain pour une présence plus substantielle. Selon le schéma annoncé : reconnaissance aérienne d'abord ensuite le déploiement limité de troupes au sol conduisant ainsi à la montée en puissance progressive si les conditions le permettent. Cela s'inscrit directement dans le mandat renforcé de la MONUSCO (résolution 2808 de décembre 2025) pour appuyer le mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu (MCVE+), avec Uvira comme zone prioritaire (ville stratégique sur le lac Tanganyika, anciennement contestée par l'AFC/M23, mais où des progrès diplomatiques ont été notés récemment, y compris un retrait sous pression internationale).
Uvira a été au cœur des tensions fin 2025 (prise temporaire par le M23 en décembre 2025, puis évacuation sous pression US et autres), et reste une zone sensible avec des risques persistants malgré les trêves.La MONUSCO (sous la direction de Bintou Keita) réaffirme son rôle dans la surveillance, en coordination avec les parties (gouvernement congolais, AFC/M23, etc.), et en appui aux initiatives diplomatiques (Luanda, Doha, Washington).
Ces vols pourraient impliquer des drones ou des hélicoptères/ avions de la mission (comme ceux de l'unité tunisienne de transport aérien ou d'autres contingents), pour une observation sans contact direct initial.
Cette étape est vue comme un signe concret d'avancée dans le processus de paix, mais elle dépend du maintien du calme et de la coopération des acteurs. Les sources soulignent que tout déploiement au sol restera conditionnel et progressif pour éviter des escalades.
Magloire Kibau








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