Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), l'un des acteurs les plus actifs de la société civile en République démocratique du Congo, a dénoncé, dans une déclaration publiée ce lundi 9 mars 2026, ce qu'il qualifie de tentative de « glissement » institutionnel à travers le débat sur la révision ou le changement de la Constitution de 2006. cette initiative vise à « offrir un bail permanent au président Félix Tshisekedi », dont le second mandat expire en décembre 2028. Le mouvement accuse le pouvoir en place de détourner les priorités nationales au profit d'une manœuvre de survie politique, alors que le pays fait face à une crise sécuritaire aiguë à l'Est (occupation par le M23/AFC soutenue par le Rwanda, exactions des ADF, etc.).
Dans sa déclaration, LUCHA met en garde contre toute modification du texte fondamental, rappelant ses positions historiques contre les tentatives de prolongation du pouvoir (comme sous Joseph Kabila en 2015-2018). Elle dénonce également l'intolérance politique croissante face aux voix dissidentes sur ce dossier, et appelle à recentrer les débats sur les « véritables urgences » : libération des territoires occupés, cessation des massacres, reconstruction des zones ravagées, et investissements dans les infrastructures, l'emploi des jeunes et la souveraineté nationale.LUCHA exhorte le régime Tshisekedi à « cesser ses manœuvres de survie » et à répondre aux aspirations populaires plutôt qu'à modifier les textes pour consolider le pouvoir. Le mouvement annonce implicitement une mobilisation citoyenne accrue si le projet avance, en ligne avec ses actions passées (marches, campagnes contre les fraudes électorales, opposition aux dérives autoritaires).Cette sortie s'inscrit dans une vague de critiques croissantes contre le projet constitutionnel relancé par des figures de l'Union sacrée (comme Augustin Kabuya le 7 mars 2026 affirmant que l'UDPS allait « toucher à cette Constitution »).
Elle rejoint les positions de la société civile (ASADHO de Jean-Claude Katende, Cardinal Ambongo), de l'opposition et de certains alliés internes (Modeste Bahati Lukwebo au Sénat), qui y voient une diversion face à la guerre ou une préparation à un troisième mandat. Le débat, ravivé autour du 20e anniversaire de la Constitution (18 février 2006), polarise de plus en plus le paysage politique congolais en pleine urgence sécuritaire.
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