
Les piétons, les automobilistes étaient surpris par la crue de jeudi 7 mai dernier après la pluie qui s’était abattue sur la capitale. L’avenue des Huileries entre l’avenue Tabu Ley (ex-Tombalbaye) et la voie ferrée au niveau du marché Lufungula s’était transformée en rivière noyant le quartier Ngwaka et provoquant un embouteillage monstre.
Profitant de cette occasion inespérée, des jeunes gens se sont transformés en passeurs. Ils transportaient sur le dos, en pousse-pousse (chariot) toutes les personnes voulant atteindre l’autre rive moyennant 500 ou 1.000 FC. Les avenues Luvua, Itaga, Lac-Moero, Usoke, Mahenge, Dodoma, Kitega, Luapula entre Huileries et Wangata étaient sous eaux.
Après la pluie, les habitants étaient obligés d’écoper les maisons et de sécher matelas, chaises et autres biens. Cette inondation n’est pas la première. C’est devenu plutôt une habitude, les caniveaux et la rivière Gombe à la hauteur du camp Lufungula étant remplis à ras-bord. Ce qui a poussé ces administrés à s’interroger sur le rôle exact des bourgmestres et surtout des camions bennes et autres pelles chargeuses, acquis à grands bruits à grands frais par l’Hôtel de Ville ?
Cet appel à l’aide est du reste justifié. Car la ville de Kinshasa est vraiment sale. Un tour à Matonge, à Ngaba, au grand marché, au marché Gambela finira par vous convaincre. Et sur terrain, rien n’est fait. Jusque quand ? Et pourquoi.
Jemina Mbuyi / l'observateur








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