
La Tunisie fait face à une flambée de cas de contamination au coronavirus. Le pays enregistre en moyenne 50 à 100 décès par dus à la pandémie, selon le ministère de la santé. Dans les hôpitaux dédiés à la prise en charge des cas de covid-19.
Les services de réanimations sont submergés. Des malades attendent un lit parfois pendant 3 jours. Les médecins choisissent désormais les patients en fonction de leur gravité.
"La priorité est donnée au choix des patients qui ont le plus de chances de survivre. Au début, ce n'était pas quelque chose qui était accueilli à bras ouverts, certains collègues, parfois, ne comprenaient pas. C'est vrai que tout le monde a le droit de vivre, mais un lieu de réanimation est très, très précieux, et nous nous retrouvons dans la situation où nous choisissons entre les patients", Dr Amira Jamoussi, réanimatrice à l'hôpital Abderrahmen Memmi.
Des malades peuvent donc rester 72 heures ou plus en attente d'un lit de réanimation. Quelque fois le lit ne se libère pas et on a malheureusement des décès aux urgences ou dans les étages", s'émeut Amira Jamoussi, médecin réanimatrice à l'hôpital Abderrahmen Memmi.
Et le ciel est loin de s’éclaircir. L’OMS met en garde, le pays restera encore sous pression alors que la vaccination contre le virus tarde à démarrer. Les responsables sanitaires du pays le savent.
"Les prochaines semaines vont être difficiles ! Les prochaines semaines en Tunisie seront très difficiles, nous le savons", explique le Professeur Jalila Ben Khelil, chef adjoint de l'unité de soins intensifs de l'hôpital Abderrahmen Memmi.
Africa News








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