Le président des États-Unis, Donald Trump, a été hospitalisé en fin de journée vendredi de façon préventive afin de l’aider dans sa lutte contre la COVID-19.
L’annonce du diagnostic positif au coronavirus de Donald Trump, qui minimise l’ampleur de la pandémie depuis le début, et de sa femme, Melania, a eu l’effet d’une bombe vendredi matin un peu partout sur la planète.
La course à la présidence du pays, qui était déjà particulière en raison de la pandémie, venait de prendre une tournure qui laisse planer son lot de situations imprévisibles.
Qu’adviendra-t-il de la campagne électorale et des deux autres débats prévus d’ici le 3 novembre ? Quel impact aura ce diagnostic dans la course ? Difficile de se prononcer.
Trump aurait possiblement attrapé la COVID-19 de Hope Hicks, une de ses conseillères qui l’aidait dans la préparation du débat de mardi dernier.
De son côté, le démocrate Joe Biden, qui a croisé le fer avec Trump lors du débat, a reçu un résultat négatif au virus.
À un mois de l’élection, le président a quitté la Maison-Blanche sans un mot, en portant en masque, pour rejoindre en hélicoptère l’hôpital de Walter Reed, dans la banlieue de Washington.
« Je pense que je vais très bien, mais nous allons nous assurer que les choses se passent bien», a-t-il déclaré dans un message vidéo publié sur Twitter.
Quelques jours
Selon sa porte-parole, Kayleigh McEnany, cette hospitalisation devrait durer « quelques jours ». Vendredi après-midi, l’équipe de campagne a déclaré que « tous les événements de campagne précédemment annoncés et impliquant la participation du président sont actuellement en train d’être transformés en événements virtuels ou sont repoussés ».
On ne sait pas si le prochain débat entre Trump et Biden, prévu le 15 octobre, sera maintenu.
Campagne gelée
« La campagne est comme gelée pour les deux prochaines semaines et Trump avait besoin de ce temps pour tenter de remonter dans les sondages », explique Rafael Jacob, chercheur associé à la chaire Raoul-Dandurand.
Toutefois, l’impact sur le vote sera peu important selon lui.
« Depuis janvier, il y a eu l’impeachment [procédure pour la destitution de Trump], la crise sanitaire, une des pires crises économiques, ainsi que la pire crise raciale en 50 ans, et l’opinion publique est restée pratiquement inchangée », illustre M. Jacob.
Âgé de 74 ans et souffrant d’embonpoint, Donald Trump présente deux facteurs de risque non négligeables qui pourraient compliquer sa lutte.
Les médecins lui ont injecté une dose du cocktail expérimental d’anticorps de synthèse développé par la société Regeneron, qui a donné des résultats encourageants, bien que très préliminaires.
S’il devenait trop malade ou s’il mourait, son vice-président, Mike Pence, prendrait la relève, comme le prévoit la Constitution. Même dans ce cas, l’élection ne serait pas reportée, assure M. Jacob.
« À moins qu’il ne décède la journée de l’élection, le parti républicain annoncerait un nouveau candidat. Tout porte à croire que ce serait Pence et qu’on lui trouverait un colistier », soutient-il.
– Avec l’AFP
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