Jeudi  27 mars 2025 23:40
Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

EUROPE

L'actualité de la semaine en Europe

Le Premier ministre arménien a affirmé mardi que l’Azerbaïdjan avait lancé une opération armée terrestre dans la région du Nagorny Karabakh et voulait « entraîner l’Arménie dans les hostilités », assurant cependant que l’armée arménienne n’était pas engagée dans les combats.
Vue générale de Stepanakert, appelée Khankendi par l’Azerbaïdjan, dans la région du Haut-Karabakh, alors que des coups de feu et des explosions ont été entendus, le 19 septembre 2023.

L’Azerbaïdjan a lancé mardi une opération militaire au Nagorny Karabakh, trois ans après la précédente guerre, demandant le retrait « total et inconditionnel » de son adversaire arménien de cette région disputée depuis des décennies avec l’Arménie.
Les combats ont tué au moins deux civils et en ont blessé 23 autres, ont déclaré les autorités séparatistes arméniennes, alors que Bakou a assuré ne viser que des cibles militaires.

La diplomatie arménienne a dénoncé une « agression à grande échelle » à des fins de « nettoyage ethnique ». Elle a aussi jugé que la Russie, garant d’un cessez-le-feu datant de 2020 avec des forces de la paix sur le terrain, devait « stopper l’agression azerbaïdjanaise ».


Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a également appelé Moscou, son allié traditionnel, et l’ONU à agir.

Erevan a dit ne pas avoir de troupes au Karabakh, laissant entendre que les forces séparatistes étaient seules face à l’armée azerbaïdjanaise.

Le ministère azerbaïdjanais de la Défense avait annoncé mardi matin le lancement d’« opérations antiterroristes » pour mettre hors d’état de nuire « les positions des forces armées arméniennes », après la mort de six Azerbaïdjanais dans l’explosion de mines sur un chantier routier.

Les tensions vont croissantes depuis des mois autour du Nagorny Karabakh, un territoire sécessionniste d’Azerbaïdjan à majorité arménienne, qui a déjà été au coeur de deux guerres entre Erevan et Bakou, dont la dernière avait duré six semaines.

« Retrait inconditionnel et total »
La diplomatie azerbaïdjanaise a prévenu que « le seul moyen de parvenir à la paix et à la stabilité » était « le retrait inconditionnel et total des forces armées arméniennes » du territoire et « la dissolution du prétendu régime » séparatiste.

Le ministère de la Défense arménien a lui assuré « que l’Arménie n’(avait) pas d’armée au Nagorny Karabakh », sous-entendant donc que ses alliés séparatistes faisaient face à l’armée adverse.

Des propos auxquels le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a fait écho un peu plus tard, accusant Bakou de vouloir « entraîner l’Arménie dans les hostilités ».

Les séparatistes affirment que plusieurs villes du Nagorny Karabakh, dont la capitale Stepanakert, sont ciblées par des « tirs intensifs », qui visent aussi des infrastructures civiles. L’armée azerbaïdjanaise essaye d’avancer « en profondeur » au Karabakh, ont-ils dit.

La situation à la frontière arméno-azerbaïdjanaise est pour l’heure « stable », a toutefois précisé Nikol Pachinian.

Le Premier ministre, qui a réuni son Conseil de sécurité, a par ailleurs dénoncé des appels à un « coup d’Etat » en Arménie, alors que la télévision faisait état de centaines de manifestants massés devant le siège du gouvernement à Erevan.

L’opposition arménienne a tenté à plusieurs reprises depuis trois ans d’obtenir le départ de M. Pachinian du pouvoir, l’accusant d’être responsable de la défaite militaire arménienne lors de la guerre de l’automne 2020 au Nagorny Karabakh.

« Effusion de sang »
Bakou a précisé avoir informé la Russie et la Turquie de ses opérations dans l’enclave, et Moscou a ensuite dit n’avoir été prévenue que « quelques minutes » avant leur début.

Le Kremlin, « préoccupé », a dit par la voix de son porte-parole essayer de convaincre l’Arménie et l’Azerbaïdjan de revenir « à la table des négociations ».

La France a demandé « la convocation d’urgence d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies », en condamnant l’opération militaire.

Le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, a dit qu’il allait prendre contact avec les deux parties.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, qui a mené une médiation par le passé entre les deux pays, a lui jugé que l’Azerbaïdjan devait « immédiatement » cesser son opération.

Pas d’accord de paix
Bakou a justifié son opération par la mort de quatre policiers et deux civils azerbaïdjanais dans l’explosion de mines sur le site d’un tunnel en construction entre Choucha et Fizouli, deux villes du Nagorny Karabakh sous contrôle de l’Azerbaïdjan.

Le Nagorny Karabakh est l’une des régions les plus minées d’ex-URSS, et leurs explosions tuent régulièrement.

Mais les services de sécurité azerbaïdjanais pensent qu’un groupe de « saboteurs » des séparatistes arméniens a posé ces mines, commettant un acte de « terrorisme ».

Parallèlement, Bakou a accusé l’armée arménienne d’avoir blessé deux militaires azerbaïdjanais lors de tirs de mortier et d’armes légères dans le nord-est du Karabakh, et d’avoir tiré dans la nuit avec des armes légères vers des positions de l’Azerbaïdjan dans le district de Gadabay, à la frontière entre les deux pays.

L’Azerbaïdjan accuse aussi les séparatistes arméniens d’avoir visé via des interférences radioélectriques le système GPS d’un avion de ligne azerbaïdjanais.

Les tensions avaient pourtant diminué d’un cran lundi avec l’arrivée d’aide humanitaire dans l’enclave, soumise depuis des mois à un blocus azerbaïdjanais qui a provoqué de graves pénuries de nourriture et de médicaments.

Erevan accuse Bakou de provoquer une crise humanitaire à des fins d’épuration ethnique en bloquant le corridor de Latchine, seule route reliant le Nagorny Karabakh à l’Arménie.

Le précédent conflit, en 2020, avait débouché sur une déroute militaire arménienne, Erevan ayant dû céder à Bakou des territoires dans et autour du Nagorny Karabakh.

Un cessez-le-feu négocié par la Russie avait été signé, impliquant le déploiement sur place de soldats de la paix russes, mais les belligérants ne sont jamais parvenus à un accord de paix.

La diplomatie arménienne a, elle, dénoncé une « agression à grande échelle » à des fins de « nettoyage ethnique ». Elle a aussi jugé que la Russie, garant d’un cessez-le-feu datant de 2020 avec des forces de la paix sur le terrain, devait « stopper l’agression azerbaïdjanaise ».

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a lui convoqué en urgence son Conseil de sécurité pour faire face à cette crise.

Erevan a aussi dit ne pas avoir de troupes au Karabakh, laissant entendre que les forces séparatistes étaient seules face à l’armée azerbaïdjanaise.

Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a annoncé mardi matin le lancement d’« opérations antiterroristes » pour mettre hors d’état de nuire « les positions des forces armées arméniennes », après la mort de six Azerbaïdjanais dans l’explosion de mines sur un chantier routier.

Les tensions vont croissantes depuis des mois autour du Nagorny Karabakh, un territoire sécessionniste d’Azerbaïdjan à majorité arménienne, qui a déjà été au coeur de deux guerres entre Erevan et Bakou, dont la dernière avait duré six semaines il y a trois ans.

La diplomatie azerbaïdjanaise a prévenu que « le seul moyen de parvenir à la paix et à la stabilité » était « le retrait inconditionnel et total des forces armées arméniennes » du territoire et « la dissolution du prétendu régime » séparatiste.

Le ministère de la Défense arménien a lui assuré « que l’Arménie n’(avait) pas d’armée au Nagorny Karabakh », sous-entendant donc que ses alliés séparatistes faisaient face à l’armée adverse.

Les séparatistes ont affirmé que la capitale du Nagorny Karabakh, Stepanakert, et d’autres villes étaient ciblées par des « tirs intensifs », accusant l’Azerbaïdjan de mener « une opération militaire de grande envergure ».

Le Premier ministre arménien dénonce des appels à un « coup d’Etat »
Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a dénoncé mardi des appels à « un coup d’Etat » dans son pays.

« Nous ne devons pas permettre à certaines personnes, certaines forces de porter un coup à l’Etat arménien. Il y a déjà des appels venant de différents endroits à mener un coup d’Etat en Arménie », a-t-il dit dans une adresse à la nation, alors que la télévision arménienne fait elle état de centaines de manifestants se rassemblant devant le siège du gouvernement arménien à Erevan.

Des partis d’opposition ont en outre appelé à un rassemblement à 19H00 locales (15H00 GMT).

L’opposition arménienne a tenté à plusieurs reprises depuis trois ans d’obtenir le départ de M. Pachinian du pouvoir, l’accusant d’être responsable de la défaite militaire arménienne lors de la guerre de l’automne 2020 au Nagorny Karabakh.

Après cette déroute, des manifestations avaient éclaté en Arménie, poussant finalement M. Pachinian à convoquer des élections anticipées. Le Premier ministre était lui-même arrivé au pouvoir à la suite d’un mouvement de protestation en 2018.

« Effusion de sang »
Au moins deux civils ont été tués et 23 autres blessés dans l’opération militaire azerbaïdjanaise lancée plus tôt dans la journée au Nagorny Karabakh, ont annoncé les autorités séparatistes arméniennes de cette enclave.

« Le nombre de blessés civils est passé à 23. Le nombre rapporté de victimes civiles est (lui) de deux », a déploré sur X (ex-Twitter) Gegham Stepanyan, le défenseur des droits de la région séparatiste. « Des infrastructures civiles sont également prises pour cible » par l’armée azerbaïdjanaise, a-t-il affirmé.

Bakou a précisé avoir informé la Russie et la Turquie de ses opérations dans l’enclave, assurant ne viser que des « cibles militaires légitimes » et non civiles. Le pays a par ailleurs affirmé mettre en place des « couloirs humanitaires » pour évacuer les civils du Nagorny Karabakh.

La Russie, alliée traditionnelle de l’Arménie et puissance régionale, a appelé Bakou et Erevan à « mettre fin à l’effusion de sang ».

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a demandé aux deux parties de respecter les accords en vigueur et d’« éviter les provocations ».

Bakou a justifié cette opération militaire par la mort de quatre policiers et deux civils azerbaïdjanais dans l’explosion de mines sur le site d’un tunnel en construction entre Choucha et Fizouli, deux villes du Nagorny Karabakh sous contrôle de l’Azerbaïdjan.

Les services de sécurité azerbaïdjanais ont accusé un groupe de « saboteurs » des séparatistes arméniens d’avoir posé ces mines et commis un acte de « terrorisme ».

La diplomatie azerbaïdjanaise a assuré que ces explosions révélaient « le principal objectif de l’Arménie qui est de ne pas retirer ses forces armées du territoire de l’Azerbaïdjan », et poursuivre des opérations militaires et de minage.

Deux guerres
Le Nagorny Karabakh, théâtre de deux guerres entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, au début des années 1990 puis à l’automne 2020, est l’une des régions les plus minées d’ex-URSS. Des explosions y font régulièrement des victimes, tout comme des heurts armés.

Parallèlement, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a accusé mardi l’armée arménienne d’avoir blessé deux militaires azerbaïdjanais lors de tirs de mortier et d’armes légères dans le secteur d’Agdam, au nord-est du Karabakh.

Il a aussi accusé l’armée arménienne d’avoir tiré dans la nuit avec des armes légères vers des positions de l’Azerbaïdjan dans le district de Gadabay, à la frontière entre les deux pays, et les séparatistes arméniens d’avoir visé via des interférences radioélectriques le système GPS d’un avion de ligne azerbaïdjanais.

Les tensions avaient pourtant diminué d’un cran lundi avec l’arrivée d’aide humanitaire dans l’enclave, soumise depuis des mois à un blocus azerbaïdjanais qui a provoqué de graves pénuries de nourriture et de médicaments.

Erevan accuse Bakou de provoquer à dessein une crise humanitaire à des fins d’épuration ethnique au Nagorny Karabakh en bloquant le corridor de Latchine, seule route reliant l’enclave montagneuse à l’Arménie.

En juillet, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian avait jugé dans un entretien à l’AFP qu’une nouvelle guerre avec l’Azerbaïdjan était « très probable ».

Le précédent conflit, en 2020, avait débouché sur une déroute militaire arménienne, Erevan ayant dû céder à Bakou des territoires dans et autour du Nagorny Karabakh. Un cessez-le-feu négocié par la Russie avait été signé, impliquant le déploiement sur place de soldats de la paix russes, mais des échauffourées armées éclataient encore régulièrement à la frontière.

Malgré les efforts de médiation de l’Union européenne, de Washington et de Moscou, les belligérants ne sont jamais parvenus à un accord de paix.

L’Arménie a de son côté accusé la Russie, son allié traditionnel, de ne pas en faire assez pour maintenir la paix dans la région. Moscou a rejeté ces accusations, mais le Kremlin reste avant tout préoccupé par son invasion de l’Ukraine.

Le Soir

 

Application de CComment' target='_blank'>CComment

Info en Direct


search

À la une

les plus lus

Mistral : l’Egypte et l’Arabie saoudite candidates au rachat des navires (le monde)

Mistral : l’Egypte et l’Arabie saoudite candidates au rachat des navires (le monde)

La Russie dévoile le missile Satan 2, capable de raser un pays comme la France

La Russie dévoile le missile Satan 2, capable de raser un pays comme la France

Raul Castro au défilé du 9 mai à Moscou

Raul Castro au défilé du 9 mai à Moscou

PUBLICITÉ

  • RDC annonces
    RDC annonces
  • RDC emploi
    RDC emploi
  • RDC immo
    RDC immo

La revue de presse

31 January 2024
La Revue de Presse de ce 31 janvier 2024

Les crimes oubliés en RDC

Le Panafricaniste Kemi Seba parle du criminel Kagame et de la RDC

SUIVEZ-NOUS

Facebook
Twitter
Google plus
Youtube

RDCN sous tous les formats

Iphone,Ipad et Android

Copyright ©2014-2017 RDC Nouvelles | Membre du réseau RDC Médiacom | Site conçu et hébergé par RDC Netcom